La méthanisation
La seule évocation de ce mot risque de vous faire sourire. Cependant cela constitue une innovation particulièrement intéressante surtout pour des pays tels que la France, grand producteur de méthane par le biais de ses élevages. Le bétail représente à lui seul 28% des émissions globales de méthane. Ainsi, un poulet produit 14 litres de biogaz par jour, pour une vache cette production est de 225 litres par jour et de 255 litres pour un cochon.

La méthanisation est la digestion anaérobie (les micro-organismes qui effectuent ce processus n’ont pas besoin d’oxygène). La matière organique est ainsi transformée en compost, méthane et en gaz carbonique. La quantité de boue générée est inférieure à celle produite par un traitement normal (aérobie) et de plus cela permet d’obtenir une énergie renouvelable : le biogaz contenant 50 à 85% de méthane.
Le biogaz peut se substituer en partie aux combustibles classiques comme le fuel, le charbon. De plus, les valeurs fertilisantes des boues ne sont pas affectées.
Ce processus se divise en trois phases. A chacune de celle-ci intervient un micro-organisme spécifique :
- les bactéries hydrolitiques et fermentatives
- les bactéries acétogènes
- les bactéries méthanogènes
Les différentes réactions ont lieu dans un environnement neutre à une température de 35°C. Le milieu de culture des bactéries doit contenir des macroéléments tels du carbone, de l’ammonium ainsi que des oligo-éléments (fer, nickel).
La méthanisation constitue donc un moyen de dépolluer le lisier sans entrainer une perte de sa fertilité, de chauffer les bâtiments d’élevage ou les maisons et de rentabiliser le système en revendant l’électricité produite.

Pour aller plus loin
Information sur la méthanisation
24 mai 2009




















